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Appel à communication
 

APPEL A COMMUNICATION AUX DOCTORANTS

LE CINEMA VU PAR...

LES DOCTORANTS DE L’ECOLE DOCTORALE LANGUES LETTRES ET ARTS DE L’UNIVERSITE DE PROVENCE

Journée d’étude interdisciplinaire organisée par Lignes de fuite

Jeudi 12 juin 2008 - UNIVERSITE DE PROVENCE

Les études cinématographiques sont de fait interdisciplinaires. Les approches théoriques ne cessent de confirmer cette interdisciplinarité. Elles empruntent tantôt à la narratologie de Genette tantôt au système actantiel de Greimas, elles passent par des notions sémio-pragmatiques utilisant Ricœur ou Barthes, elles se tournent aussi vers des considérations esthétiques aux croisées de la peinture grâce au cadre et au cache chez Bazin ou à la logique de la sensation de Deleuze ; elles rencontrent la philosophie avec Adorno, Benjamin, Rancière, Cavell, Nancy, etc. ; elles transforment également le cinéma en outil technique anthropologique et sociologique pour mieux le comprendre et mieux (se) comprendre chez Rouch, Calle, Butler, Rodowick ou Steigler par exemple. Le cinéma, dans ces différentes approches, parcourt l’ensemble des sciences humaines et sociales. Il devient un processus d’échanges et de transferts qui anime le monde.

Une journée d’étude tournée vers le cinéma permettra de mettre en lumière, à travers le décloisonnement du septième art, les relations et les circulations d’outils théoriques qui découlent de la diversité des études au sein de notre école doctorale. Les communications de cette journée sont ouvertes à l’ensemble des doctorants en Langues, Lettres et Arts de l’Université de Provence, quel que soit l’avancement de leurs travaux, le thème principal de leur thèse et son rapport au cinéma (objet d’analyse esthétique, sociologique, sources documentaires, comparaison avec d’autres formes de représentation, etc.).

Cette journée se propose :

1. de rebondir sur la dernière journée de l’école doctorale, « Traduire l’intraduisible », en en reformulant la question titre, pour envisager les problèmes d’innovations, de transferts et de créations non plus d’une langue dans une autre, mais d’un médium à l’autre ; de l’inter-culturalité linguistique à l’intermédiatique. Une telle posture nous permettra d’explorer ce que signifie faire l’expérience de l’adaptation au cinéma. Que se passe-t-il lorsque l’adaptation touche un auteur particulier ? Cette adaptation est-elle uniquement scénaristique ou bien devient-elle un thème dans le film ? Serait-elle un problème qui touche toute une filmographie ? Le remake est-il une forme d’adaptation ?

2. d’examiner le cinéma dans ses pratiques et ses usages, passés, présents, voire à venir, dans le domaine de la production culturelle allemande, américaine, anglaise, asiatique, française etc., mais aussi tel qu’il est conçu, programmé, prôné, voire improvisé. Entre esthétique et rhétorique, sémiologie et sociologie, études culturelles ou de réception, il est important de réfléchir avec les travaux qui se concentrent sur la façon d’observer et de penser les représentations du monde. Quels en sont les formes et les contenus, les modèles et les dispositifs, les cadres et les contextes ? Des aires de civilisation aux médiacultures, entre identité et diversité, sur quoi se penche-t-on en langues, lettres et arts ?

3. de confronter, dans le prolongement des questions soulevées par la conférence de Madame Sylvestra Mariniello (conférence donnée au premier semestre), les différentes approches théoriques tournées vers le cinéma et de visiter l’interdisciplinarité cinématographique afin de révéler et de découvrir de nouvelles orientations théoriques qu’elles soient linguistiques, sémiologiques, esthétiques, philosophiques, etc.

Veuillez transmettre une proposition de 500 mots et un CV d’une page maximum avant le 1er Mai 2008 à l’adresse suivante : lignesdefuite@gmail.com

A noter que les communications trouveront un espace de publication sur ce site pour un numéro spécial de Lignes de fuite.

Conseil scientifique :

Jean-Raymond Fanlo, Professeur, Littérature française (Université de Provence). Caroline San Martin, doctorante Etudes cinématographiques (Université de Provence) et Littérature comparée (Université de Montréal). Pascal Génot, doctorant Sciences de l’information et de la communication (Université de Corse)

L'unité réelle minima ce n'est ni le mot ni l'idée ou le concept, ni le signifiant, mais l'agencement. Claire & Gilles
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